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Article devant les noms de matière acсompagnés d’un complément attributif
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UNIVERSITÉ D’ÉTAT BACHKIRE

FACULTÉ DE PHILOLOGIE ROMANO-GERMANIQUE

CHAIRE DE PHILOLOGIE FRANÇAISE


ARTICLE DEVANT LES NOMS DE MATIÈRE

ACСOMPAGNÉS D’UN COMPLÉMENT ATTRIBUTIF


De l’étudiante de la V-ème année

d’études de la faculté de philologie

romano-germanique (section française)

Kovaleva Ekatérina


Admis à la soutenance Dirigeant scientifique

Directrice de la chaire professeur en chef

de philologie française Denissova L.A.

Moussina F.S.


OUFA 2004

Table des matières


I. Introduction 4

II. Partie théorique 6

2.1. Histoire de l’article 6

2.2. Syntaxe de l’article 11

2.2.1. Les formes de l’article simple 12

2.2.2. Articles anaphorique et cataphorique 14

2.2.3. Pré-information /post-information 15

^ 2.2.4.Neutralisation des formes de l'article. 17

2.2.5.Article zéro 21

2.3. Notion d’article dans les ouvrages des grammairiens français 26

2.4. Problème de l’article et sa solution dans la langue française 30

2.4.1. Forme spécifique du nom 36

2.4.2. Forme du nom dans le contexte 37

2.5. Aspect stylistique des déterminatifs 43

III. Partie pratique 47

3.1. Formes et valeurs de l’article devant les noms de matière suivis d’un complément attributif dans le texte du XVI-ème siècle* 47

3.2. Emploi de l’article devant les noms de matière accompagnés d’un complément attributif dans le texte du XIX-ème siècle 53

3.3. Espèces de l’article auprès des noms de matière avec des compléments attributifs et les particularités de leur emploi dans les textes du XX-ème siècle 64

3.3.1. Dans les textes des magazines de la fin du XX ème siècle 65

3.3.2. Dans les textes des belles-lettres du début et du milieu du XX-ème siècle 72

3.4. Analyse comparative de l’emploi et des valeurs de l’article devant les noms de matière accompagnés de différents types de compléments attributifs dans les textes des XVI-ème, XIX-ème et XX-ème siècles 78

IV. Conclusion 82

V. Bibliographie 88



^

I. Introduction


L’objectif des recherches de notre travail de diplôme est d’étudier le fonctionnement et le rôle des articles: défini, indéfini, partitif devant les substantifs exprimant la matière accompagnés de différents compléments attributifs dans les textes des belles-lettres des XVI-ème, XIX-ème, XX-ème siècles (d’après les œuvres de F. Rabelais Gargantua et Pantagruel, E. Zola Ventre de Paris, H. Troyat La faim des lionceaux, E. Triolet Les Roses à crédit, A. de Saint Exupéry Terre des hommes; d’après les magazines de la fin du XX-ème siècle : Marie Claire, Cuisine française, Cuisiner!, Harper’s Bazare.


L’actualité de nos recherches est justifiée par la nécessité de la compréhension plus profonde d’un phénomène grammatical étranger pour ceux qui ne sont pas francophones — de l’article qui est un instrument très fin pour la reproduction du discours. Il est connu que le problème de l’article est certainement l’un des plus délicats. Si la difficulté existe pour un Anglais ou pour un Espagnol, accoutumés à manier l’article dans leur propre langue, il devient une véritable pierre d’achoppement pour un Russe ou un Polonais dont les langues ne connaissent pas l’article. Des Russes parlant déjà bien français, choisissent parfois encore mal l’article et l’importance de ce déterminatif du nom est si grande en français moderne, que l’énoncé peut s’en trouver défiguré.

Il n’est peut être pas, dans la syntaxe du français, de problème qui montre mieux que le problème de l’article, que l’apprentissage d’une langue ne peut pas être ramené uniquement à l’acquisition des habitudes.

Le choix de l’article obéit rarement à un automatisme formel, à un automatisme de surface, il est en général l’aboutissement d’un processus profond, complexe, que nous avons essayé d’analyser en tenant compte de la valeur sémantique du nom et de son entourage et de la situation qui établit le lien entre le locuteur et le destinateur de l’énoncé.


Les méthodes d’analyse employées dans notre travail de diplôme sont l’analyse sémantique, syntaxique, lexical des contextes comportant les groupements en question, tels que, par exemple: AZ + S + CA, AD + S + CA, AI + S + CA, AP + S + CA, etc., aussi bien que l’analyse comparative. Le travail est basé sur le choix total des fragments étudiés.

Le travail de diplôme comprend Introduction, deux parties essentielles: Partie théorique et Partie pratique, Conclusion, Bibliographie – la liste de ouvrages comportant 61 dénominations.

Dans la Partie théorique nous travaillons le problème de l’article devant les noms de matière et sa représentation dans un texte littéraire en nous basant sur les ouvrages des linguistes nationaux, tels que ^ V.G. Gak, M.A. Borodina, J.G. Ochanina, etc. de même que des linguistes étrangers qui traitent le sujet en question, tels que G. Guillaume, G. Gougenheim, J. Dubois, Damourette et Pichon, Ch. Bally.

Pour le point du départ nous prenons l’ouvrage de G. Guillaume qui analyse différentes approches du problème de l’article.

Nous envisageons aussi l’historique des recherches sur l’article à partir le français du XVI-ème siècle jusqu’au français moderne.

Dans la ^ Partie pratique ayant au total examiné 200 exemples — contextes tirés des romans des XVI-ème, XIX-ème et XX-ème siècles et des magazines de la fin du XX-ème siècle, nous avons entrepris leur analyse sous différentes optiques en prenant en considération, premièrement, le rôle syntaxique des groupements en question, deuxièmement, les espèces des compléments attributifs, troisièmement, les espèces des substantifs de matière et, finalement, les formes des articles qui en dépendent. Nous avons aussi envisagé la réalisation des cas rares de l’emploi de l’article dans la trame narrative des œuvres étudiées.

Au cours de notre travail pratique nous avons accouru à l’analyse comparative des contextes des œuvres appartenant aux époques séparées par un laps de temps assez considérable ce qui est dicté par le besoin d’observer les changements des formes et les changements de l’emploi des articles dans la diachronie.
^

II. Partie théorique

2.1. Histoire de l’article


Au XVI-ème siècle on trouve en France les conditions nécessaires à la formation d’une nation. En 1539 François I-er signe à Villers-Cotterets une importante ordonnance suivant laquelle tous les actes publics seront désormais «prononcez, enrégistrez et délivrez aux parties en langage maternel françois».

« Le latin est peu à peu écarté et souvent relégué au deuxième plan. Même certains écrits théologiques (la Réforme favorise la traduction des livres sacrés; Calvin réédite son ouvrage ^ Institution de la religion chrestienne en français) » et beaucoup de traités scientifiques sont écrits, surtout ces derniers, en français.[2]

L’art de l’imprimerie inventé au siècle précédent contribue aussi au développement de l’enseignement et à la diffusion des connaissances humaines. La langue française pénètre peu à peu dans tous les domaines de l’activité humaine, se répand sur tout le territoire de France, éliminant les dialectes et les réduisant petit à petit au rang des patois.

« Pour assumer toutes ces fonctions multiples (langue d’Etat, langue des sciences et techniques, langue de tous les genres littéraires) dont la plupart revenait au latin, le français dénommé à l’époque «langue vulgaire» doit tenir tête à l’idiome latin. Il lui faut évincer celui-ci progressivement des «hautes sphères». Il s’agit de défendre le français contre ceux qui refusent de l’utiliser à certaines fins en alléguant ses prétendues imperfections, sa pauvreté et l’absence des règles. Nombreux sont les écrivains, les grammairiens et les savants qui s’y mettent ce qui vaut au XVI-ème siècle d’être appelé «l’époque de défense et d’illustration» de la langue française »[11].

Trois problèmes sont discutés dans les écrits de l’époque: les origines de la langue, la constitution de la grammaire, le rôle du français littéraire.

« Traitant des origines et de l’histoire de la langue, les théories en cours au XVI-ème siècle enseignent que de par leur origine toutes les langues sont égales en valeur. Quant à l’origine du français, les uns l’estiment être du latin «déformé», d’autres l’attribuent au mélange des langues celtique, latine et germanique »[12].

Une langue employée communément doit avoir ses règles de grammaire, de prononciation et d’orthographe. C’est pourquoi le XVI-ème siècle fait des efforts pour constituer une grammaire française. Les premières grammaires apparaissent à l’étranger, entre autres, celle de Palsgrave (1530).

« La première moitié du XVI-ème siècle est dominée par la personnalité du François Rabelais (1483–1554), un des plus grands génies incontestables de son époque, digne de la Renaissance française. Médecin, érudit et écrivain, F. Rabelais crée en 1532 «Pantagruel» parodiant le ton des romans de chevalerie, pour reprendre le sujet de ses «Grandes chroniques» en 1534 et conter les aventures du père de Pantagruel dans le roman «Gargantua». Si la première partie de l’épopée est un conte pour rire, «Gargantua» pose des problèmes plus graves: Rabelais critique l’enseignement scolastique et raille les théologiens de la Sorbonne, il condamne l’humeur batailleuse de Picrochol parce que seule la guerre défensive est pour Rabelais une guerre légitime, finalement, il oppose à l’austérité de la religion la «foi profonde», le développement harmonieux de l’être dans son abbaye de Thélème. «Le Tiers Livre» (1446) et «Le Quart Livre» (1552) font suite à son histoire de géants. Tout comme le moyen âge, le XVI-ème siècle préfère la forme d’une bouffonnerie pour exprimer les idées libres et hardies. C’est aussi que Rabelais compare, dans le prologue, son livre aux boîtes ornées de figures joyeuses mais qui cachent des choses précieuses. En vrai humaniste qu’il est, Rabelais devance en pratique le manifeste de Du Bellay: son œuvre abonde en vocabules nouveaux qu’il forme en terme scientifique, en mots dialectaux et en argotismes. Il introduit quantité de noms d’origine savante dans l’usage français. L. Sainéan a grandement raison quand il dit qu’il suffit pour étudier le vocabulaire du XVI-ème siècle de dépouiller l’œuvre de Rabelais »[12].

La tendance à l’analyse et à la régularisation continue d’être prépondérante au XVI-ème siècle. Mais étant à cheval sur deux états opposés de la langue, l’un ancien et synthétique, l’autre moderne et analytique, le XVI-ème siècle se caractérise par la coexistence de plusieurs formes et valeurs différentes, par maintes contradictions dans leur emploi.

La valeur de «détermi­nation / indétermi­nation» qui constitue le sens de l’article français se précise un peu plus au XVI-ème siècle, bien qu’elle ne soit pas encore définitivement constituée. L’usage de l’article défini s’étend, d’une part, aux substantifs abstraits ce qui lui confère la valeur généralisante marquée par l’article zéro en AF, ex. : [...] studieux des choses de la nature (Des Périers), il tourna et vera tant par les bois et montagnes… (Des Périers), Mais la richesse l’avait du tout délaissé (Marguerite). D’autre part, l’emploi de l’article n’est plus limité aussi rigoureusement par la fonction syntaxique du nom; c’est ainsi que l’article est usité devant les noms en fonction de compléments, bien que la règle ne soit pas commune; les deux formes avec et sans article sont encore tolérées, ex. : […] par cela il prévoit danger de famine (Calvin).

« L’évolution de l’article indéfini retarde beaucoup sur celle de l’article défini; même au XVI-ème siècle celui-là n’a pas encore stabilisé sa valeur d’individualisation indéterminée ni de généralisation, ex. :[…] Mais veistes vos oncques chien rencontrant quelque os medulare? (Rabelais). Les noms précédés d’un adjectif sont marqués tantôt de l’article indéfini tantôt de l’article zéro: De faire un si mechant tour à sa soer (Marguerite). Grandgousier estoit bon raillard en son temps (Rabelais). Le peu de contentement donna grande satisfaction au cœur de ces deux parfaits amants (Marguerite) »[14].

Les proverbes en tant que formules figées gardent jusqu’à nos jours les vestiges de l’article-zéro, ex. : ^ Petite pluie abat grand vent (Rabelais). A grand cheval grand gué, etc.

« Quant à l’article partitif F. Brunot dit: «On peut considérer que c’est au XVI-ème siècle que la formule partitive devient un véritable article. Henri Estienne et Ramus en constatent l’existence; toutefois, l’un et l’autre admettent encore aussi bien «manger pain» que «manger du pain», tandis qu’en 1607 Maupas fera une théorie complète de l’article partitif»[36].

Le partitif à l’époque traduit une quantité indéterminée d’une chose déterminée, l’article partitif se ressent de son origine de l’article défini, ex., […] et avec ce nous tirez de meilleur vin que vous ayez (Cent Nouvelles Nouvelles).

« Le début du XIX-ème siècle est marqué par la bataille des romantiques contre les classiques, par une espèce de «révolution littéraire et artistique». Les romantiques protestent contre la distance qui sépare les mots nobles ayant tous les droits des mots ordinaires bannis de la poésie classique. Ils rendent droit de cité non seulement aux mots propres, mais aussi aux termes techniques, aux mots populaires voire argotiques, à certains dialectismes. Par cela même les romantiques mettent à l’usage poétique toutes les richesses du vocabulaire français. Cependant, les néologismes sont plutôt rares dans leurs œuvres »[35].

Les écrivains réalistes enrichissent aussi le lexique français, rendant familier quantité de termes techniques, de mots vieillis et provinciaux, profitant du pittoresque de la langue populaire.

L’intérêt pour la vie de toutes les couches de la société fait une large place dans les romans et nouvelles du XIX-ème siècle, aux ouvriers et aux paysans, aux soldats, enfin, à toutes sortes de représentants des classes déshéritées qu’on trouve chez V. Hugo, H. de Balzac, A. Daudet, E. Zola, etc. Le XX-ème siècle continue et approfondit ces sujets dans les œuvres de B. Clavel, P. Gamarra, H. Barbusse.

« Le langage populaire et familier dans les œuvres de la fin du siècle dernier et du début du XX-ème siècle sert à situer les personnages, à évoquer le milieu dont ils sont issus. L’évolution de la langue s’effectue cependant vers un rapprochement du langage parlé et de la langue soutenue »[35].

«Il est à noter toutefois ci-dessous quelques traits particuliers du système qui sont propre aux deux styles du français contemporain (la langue soutenue et le langage parlé) et qui se sont constitués aux XIX-ème et XX-ème siècles, pour relever par la suite certaines tendances du français parlé. Celui-ci manifeste toujours son inclination à l’invariabilité du mot — noyau lexical et à l’emploi des particules et mots-outils pour rendre les valeurs grammaticales; l’analytisme va toujours s’accentuant en français. « Ainsi, le français perd, en grande partie, la flexion du genre et du nombre dans le nom. Or, certains linguistes et en particulier Ch. Bally sont portés à croire qu’au sein de l’analytisme français apparaissent les signes d’un nouveau synthétisme ou vu la soudure phonétique des indices grammaticaux avec le noyau lexical du groupe. Ce serait synthétisme en puissance aux désinences préposées: la porte, du lait, j’ai fait, etc »[34].

Depuis l’époque du français classique et surtout en français contemporain, la catégorie du nombre marquée par l’article par excellence tend à englober tous les noms sans restriction, y compris les noms abstraits, les noms de matière et les noms propres dont le sens ne se prête pas à la caractérisation quantitative. De ce désaccord des deux valeurs, lexicale (nom non-nombrable) et grammaticale (catégorie du nombre), il naît de nouvelles unités sémantique. « De nouvelles acceptions enrichissent le vocabulaire français qui arrive à la formation de néologismes par voie grammaticale en utilisant les marques grammaticales préposées, tel l’article. Une nouvelle application de la forme et de la valeur grammaticales aboutit à la création d’un nouveau mot. Ex., le (un, du) sucrele (un) sucre, les sucres; le (un, du) bronzele (un) bronze, etc. Il se produit une désagrégation de la polysémie; ce n’est pas seulement une nouvelle acception qui est née, mais un nouveau mot ayant ses propres caractéristiques grammaticales — un nom concret dans la catégorie des noms nombrables »[4].

« La catégorie «nombrable — non-nombrable» se stabilise et prend de l’ampleur englobant non seulement les noms abstraits et les noms de matière, mais aussi quantité de noms concrets, ce qui leur confère de nouvelles nuances de sens. Par exemple, nom marquant le collectif — Et du lièvre, y en a-t-il, du lièvre? (Maupassant); Il y a de la pèlerine bleu en masse (policiers) [reportage à la radio], etc »[11].

La valeur de l’indétermination dans l’article partitif précédant les noms de matière (c’est de l’encre = c’est une table) est devenue, depuis l’époque classique, sa valeur essentielle. En français contemporain l’article partitif étend son emploi sur les noms en toute fonction syntaxique à la différence du français classique qui l’employait presque exclusivement devant les compléments directs vu sa valeur primaire de partitif. Ex.: Du monde arrivait (Zola); De la sueur ruisselait sur sa poitrine (Troyat).

« Cette valeur d’indétermination est à la base de son nouveau sens partitif opposé à celui que l’article avait en français classique: il marque une fraction indéterminée d’une quantité indéterminée également »[11].

Pour marquer une quantité indéterminée d’un objet déterminé le français a recours à l’adjectif soit démonstratif, soit possessif: Tu vas manger de cette tarte (Vailland); Puisque tu me donnes de ta boulange, je te donnerai de ma chasse (Pagnol).
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