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Курсовая работа - Фонетическая интерференция во французском и русском языках - файл 1.doc


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Курсовая работа - Фонетическая интерференция во французском и русском языках
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  1. Introduction

  2. La pénétration de la langue française en Russie

  3. La notion de l’interférence

  4. L’interférence phonétique

    1. la phonématique du français et du russe

    2. le vocalisme du français et du russe

    3. le consonantisme du français et du russe

    4. la prosodie

  5. Fautes phonétiques typiques des russophones et

moyens de leur élimination

  1. Conclusion

1. Introduction

Au cours de leur évolution (à la fois historique et géographique), les langues entrent en contact les unes avec les autres, provoquant des situations d'interférence linguistique. Les langues s'influencent alors mutuellement, ce qui peut se manifester par des emprunts lexicaux, de nouvelles formulations syntaxiques, au niveau phinétique etc. Concrètement, cela se traduit par l'apparition de nouveaux mots (éventuellement adaptés à la prononciation spécifique à leur langue), de nouvelles tournures de phrase et/ou la traduction littérale d'expressions idiomatiques (calques). Le plus souvent, cela commence par une déformation progressive et très peu perceptible de la prononciation qui, pour certains phonèmes, va petit à petit s'assimiler à une prononciation étrangère assez proche.

Une interférence entre deux langues peut se produire pour plusieurs raisons. Les deux langues sont parlées dans des territoires très proches, de telle sorte que leurs locuteurs se côtoient fréquemment et, entendant la langue de l'autre, ils finissent par intégrer à leur parler des traits issus de l'autre langue. C'est par exemple la situation qui se présente en Belgique, au niveau de la frontière linguistique séparant les francophones des néerlandophones : dans les endroits où les locuteurs ont été en contact, la prononciation a eu tendance à évoluer (d'où un certain «accent»), certains mots ont pu être calqués sur un mot de l'autre langue (l'interférence est donc la source de certains « belgicismes »), etc.

Une des deux langues a un rayonnement - qu'il soit politique, économique, culturel... - très important, qui dépasse largement ses frontières. Dès lors, d'autres nations ressentent le besoin de s'initier à cette langue, qui apparaît comme une langue véhiculaire, voire de l'utiliser à la place de leur propre langue. Actuellement, l'anglais a un rayonnement semblable, qui conduit différents pays à l'adopter comme langue officielle, même si la population garde sa langue maternelle.

De façon moins apparente mais pourtant très répandue, certaines langues en influencent d'autres dans un domaine précis. L'apparition d'une nouvelle réalité ne se fait pas partout au même moment ; certaines langues sont plus promptes que d'autres à nommer cette réalité. Il se peut alors que des langues qui n'ont pas encore défini cette réalité incorporent le nom étranger dans leur lexique. Ainsi, de nombreuses langues utilisent l'anglais «computer» pour désigner un ordinateur.

Trois rapports d'interférence sont possibles : le substrat, le superstrat et l'adstrat.

Il faut remarquer que, dans une conception de la linguistique aujourd'hui assez datée, ce serait essentiellement ce phénomène d'interférence qui conduirait les langues à évoluer, évolution principalement phonétique (prononciation) et lexicale (vocabulaire).

Une "langue pure" n'existe pas. Parce que les langues servent à communiquer, elles entrent en contact les unes avec les autres et s'influencent mutuellement. La langue française n'est pas plus "pure" qu'une autre. Si son origine lointaine est le latin, de multiples parlers ont fécondés celui-ci. En premier lieu, le gaulois: des mots comme «chêne» ou «charrue» en sont les survivances. La seconde pourvoyeuse fut la langue des Francs, ancêtre du flamand actuel. Ses interférences font du français la plus germanique des langues latines: «trop», «gris», «marcher», «garçon» font partie de cet héritage. Puis d'autres langues sont venues. L'espagnol a donné «camarade», «moustique», «vanille»; la culture arabe nous a fait cadeau de «chiffre», «zéro», «alcool», «élixir»; le néerlandais nous a comblés en vocabulaire maritime : «digue», «havre», «matelot». Les emprunts prennent parfois des chemins détournés : «l'abricot» était dit «praecoquum» - fruit précoce - par les Romains; le grec a pris ce mot, pour le donner ensuite aux Arabes, lesquels en firent « al barquq», que l'espagnol adapta en «albaricoque», à l'origine de «abricot»! Aujourd'hui, la langue la plus généreuse est évidemment l'anglais. On avait utilisé ce mot à propos des emprunts italiens des débuts de l'ère moderne : «ambassade», «banque», «soldat» sont des traces de cette marée. Certaines spécificités du français de Belgique proviennent d'interférences suscitées par des variétés flamandes ou par le néerlandais («kot», «pilarisation» - calqué sur «verzuiling») ou encore par les dialectes romans («spitant», «couper aux cerises»). Ce qui provoque le flux des interférences est évidemment le dynamisme de la langue prêteuse, qui dépend de facteurs économiques et politiques, mais aussi démographiques et culturels. Les facteurs proprement linguistiques jouent aussi : certaines langues sont moins enclines à emprunter que d'autres. Le français, par contre, répugne à puiser dans son fonds, et ne digère plus toujours bien ce qu'il absorbe. Sans doute devrait-on stimuler davantage la créativité du francophone, à qui on ne cesse de répéter qu'il ne peut toucher à sa langue...

Alors, comme on a déjà dit, les langues ne sont jamais “pures” – tantôt elles subissent l’enfluence des autres langues, tantôt elles l’exercent elles-mêmes. D’ici vient la coexistence de deux ou plusieurs langues à la meme époque et au même territoire et par conséquent les relations spécifiques qui les unissent.

Lors de l’acquisition des sons d’une nouvelle langue, le locuteur est confronté à deux systèmes phonémiques : celui de sa langue maternelle et celui de la langue étrangère. La relation entre ces deux systèmes phonémiques détermine la difficulté d’acquisition de la langue étrangère au niveau phonétique, et détermine aussi l’ampleur et les caractéristiques de l’accent étranger produit par le locuteur. Le système phonémique de la langue maternelle a en effet une influence forte sur la perception et la production des sons de la nouvelle langue. Plusieurs linguistes ont présenté des modèles d’acquisition de la langue etrangere basés sur les relations entre les systèmes phonémiques des deux langues. Ces modèles prédisent qu’au premier stade de l’apprentissage, les catégories phonémiques de la langue étrangère proches de celles de la langue maternelle seront assimilées à ces catégories, même si les sons ne sont pas identiques dans les deux langues. Par exemple, les sons /t/ et /d/ en français diffèrent des sons /t/ et /d/ en russe au niveau acoustique mais un russe apprenant le français les assimilera aux phonèmes russes. Selon l’opinion générale, les phonèmes de la langue étrangère qui ne ressemblent pas aux phonèmes de la langue maternelle sont plus faciles à acquérir compte tenu de l’absence d’interférence avec celle-ci. Les problèmes d'apprentissage sont particulièrement ardus dans le cas de deux sons qui sont les allophones d’un même phonème pour la langue maternelle mais qui forment deux catégories phonémiques distinctes pour la langue étrangère. En effet, dans ce cas, sous l'influence de la langue maternelle, les locuteurs ont des difficultés à percevoir le contraste entre les deux phonèmes de la langue etrangere.

Les apprenants de la langue étrangère éprouvent donc une sorte de «surdité» phonétique puisqu’ils ne perçoivent pas certains contrastes phonémiques de cette langue. Tout comme dans l’acquisition de la langue maternelle, il semble nécessaire de pouvoir entendre la différence entre deux sons d’une langue étrangère avant de pouvoir les prononcer correctement. L’accent étranger résulte donc de ces processus d’assimilation mais ce sont les difficultés perceptives qui en sont la cause.

En prenant en considération ce qui était mentionné plus haut, l’actualité de ce travail peut être presentée d’une façon suivante:

  1. l’étude du phénomène de l’interférence, notamment de l’interférence phonétique est actuelle et est due à des cocntacts toujours croissants des pays et par conséquent des langues, y compris le russe et le français.

  2. l’interférence franco-russe a une longue histoire et ne cesse pas de se présenter actuelle à nos jours.

Le but de ce travail est de relever et décrire le caractère particulier du bilinguisme et par conséquent de l’interférence phonétique franco-russe qui détermine le nombre et la spécificité des fautes dues à l’interférence chez les russes apprenant le français.

Pour atteindre le but indiqué il est nécessaire de résoudre des problèmes suivants:

  1. relever les caractéristiques essentielles de l’état lingual en Russie;

  2. déterminer la notion de l’interférence phonétique;

  3. comparer la phonématique de duux langues en question;

  4. comparer la prosodie du français et du russe;

  5. analyser les fautes typiques des russophones apprenant le français.

L’hypothèse de ce travail consiste dans un phénomène suivant: la conduite de la parole d’un être bilingue – c’est le choix de telle ou telle langue pour construire l’énonciation qui corresponde à la situation et à des normes. Alors on peut supposer que ce choix est déterminé par de certains facteurs.

La valeur théorique du travail est l’étude du phénomène de l’interférence phonétique chez les russes apprenant le français et son influence sur la justesse de l’énonciation du point de vue phonétique, dans l’explication des causes de l’intereférence phonétique.

La valeur pratique du travail est telle que ses résultats peuvent être empoyés lors des cours différents pour que les russes éliminent les fautes dans l’articulation des sons et dans l’énonciation en français.


2. La pénétration de la langue française en Russie

A l’étape actuelle du développement de la société les contacts économiques et culturels deviennent de plus en plus importants et fréquents. Dans des conditions pareilles se développent des contacts linguales qui amènent à l’apparition des systèmes linguales intermédiaires se caractérisant pra des traits spécifiques.

A l’occasion de ce fait le problème du bilinguisme acquiert une valeur toute particulière. Il est à noter que la coexistence de deux ou plusieurs langues mène immédiatement à l’apparition de l’interférence. L’interférence du français et du russe comment a-t-ell commencé, ou se trouvent ses origines?

La langue française a pénétré en Russie en pleine mesure au XVIIIe siècle et a provoqué l’apparition du mouvement de francophilie. Ce terme désigne le respect ardent à l’égard de tout ce qui est français d’origine, notamment, à l’art, littérature, histoire etc. qui s’exprime dans le désir violent d’imiter et de glorifier le mode de vie des français, leur vie quotidienne. Dès le premier tiers du XVIIIe siècle la francophilie (ou gallomanie, comme on l’appelle encore) représentait une partie considérable de la culture russe. Ce fait est dû à l’épanouissement culturel et politique de la France lors du règne de Louis XIV, et ensuite, du Siècle des Lumières qui a exercé une grande influence sur la Russie et autres pays européens. Il y a longtemps que la Russie voulait élargir et améliorer ses contacts avec l’Europe, et c’est Pierre le Grand qui a eu l’idée de percer «une fenêtre en Europe», Cathérine II a continué cette tache grâce au fait d’entretenir la correspondance avec les philosophes, les encyclopédistes français.

Parler français est devenu obligatoire pour chaque homme se croyant cultivé, mais cela a mené au clivage social. La noblesse russe a commencé à parler français suivant la mode, tandis que le russe n’est resté que la langue des couches inférieurs, du peuple. On disait même que la langue russe n’était pas digne d’autres langues européennes. Telles étaient les conditions de la coexistence du français et du russe à la même période. Dès cette période-là, c’est-à-dire dès le XVIIIe siècle le français s’est repandu en Russie menant au fait de l’interférence de ces deux langues.
3. La notion de l’interférence

D’après le «Dictionnaire linguistique et des sciences du langage» (1994) on a interférence quand un sujet-bilingue utilise dans une langue-cible A un trait phonétique, morphologique, lexical ou syntaxique caractéristique de la langue B. L’emprunt et le calque sont souvent dus, à l’origine, à des interférences. Mais l’interférence reste individuelle et involontaire, alors que l’emprunt et le calque sont en cours d’intégration ou sont intégrés dans la langue A.

Un Français parlant russe pourra ne pas rouler la consonne «r» et lui donner le son qu’elle a en français. Un Allemand qui parle français pourra donner au mot français «la mort» le genre masculin du mot allemand correspondant «der Tod» (interférence morphologique). Pour dire «Je vais à l’école» un Français parlant anglais pourra utiliser pour joindre «school» à «I am going» la préposition «at» (qui est parfois l’équivalent de «à»), alors que l’anglais utilise «to» après les verbes de mouvement (interférence syntaxique). Un Italien parlant français pourra dire «une machine» (macchina) pour «une voiture» (interférence lexicale).

La problématique de l’interférence est considérée par certains didacticiens des langues étrangères comme liée à celle de la faute. Posant que, dans la forme mixte, il faut prendre en compte ce qui relève de la langue-cible et non ce qui vient de la langue-source, ils proposent de raisonner non en termes d’interférences, mais en termes de systèmes intermédiaires / approximatifs d’apprentissage, c’est-a-dire, de l’ensemble plus ou moins structuré produit par l’apprenant pour passer de la langue-source à la langue-cible.

Une autre définition est donnée par U.Weinreich, linguiste connu dans le monde entier. Selon lui l’interférence est l’interaction des systèmes de langues dans les conditions du bilinguisme lors des contacts linguales ou bien lors de l’étude de la langue non-maternelle. Si une personne a alternativement recours à deux langues à la fois, on peut alors découvrir les exemples du mélange des normes linguales de chaque de ses langues. Le mélange pareil représente l’interférence de deux langues dans le discours de l’individu. U.Weinreich insiste sur le fait que le lieu des contacts des langues, c’est-à-dire le lieu ou on assiste à l’interférence qui peut se maintenir ou disparaitre avec le temps c’est toujours l’individu parlant.

Le mot «interférence» provient des mots latins «inter» c’est-à-dire «parmi» et «ferentis» c’est-à-dire «qui porte, qui transmet». Selon l’opinion générale, l’interférence apparaît dans la linguistique lors des contacts de la langue maternelle et étrangère et on assiste alors à la violation des normes structurelles de la langue française sous l’influence de la langue russe.

La cause de l’interférence la plus importante est celle que l’homme construit son discours selon les normes de sa langue maternelle et établit alors entre les faits linguales de la langue étrangère des relations qui lui sont atypiques.

L’interférence se fait à tous les niveaux de la langue:

  1. au niveau phonético-phonologique. Le type le plus répandu de l’interférence en phonétique est celle faite par analogie qui est liée au transfert direct des habitudes russes sur le mot francais correspondant. Cela concerne les voyelles aussi bien que les consonnes.

  2. dans le domaine de l’orthographe. Une grande attention doit être accordée à l’écriture des mots-analogues dans les deux langues.

  3. au niveau lexique. Ce type d’interférence mène le plus souvent à la compréhension littérale des mots. Ainsi le mot «journal, m» se comprend par les russes apprenant le français comme «журнал» (revue, f) et pas comme «газета»; “magasine, m” – comme “магазин” (magasin, m) et pas comme “иллюстрированный журнал”; «démonstration, f » - comme «демонстрация» (manifestation, f) et pas comme «проявление, доказательство». Le commentaire opportun au sujet des «faux amis de l’interprète» aussi bien que le travail avec le dictionnaire contribuent à la prévenance des fautes apparaissant à cause de l’analogie fausse avec le mot correspondant en russe.

  4. au niveau grammatical. L’analyse de certains cas de ce type d’interférence permet de déterminer les difficultés de grammaire typiques et les voies de leur élimination. Cela contribue à trouver des voies rationnelles de l’explication et de la fixation du materiel appris. Le phénomène de l’interférence grammatique peut être observé lors de la comparaison des formes verbales de deux langues en révélant leurs similitudes et diversités. Les systèmes grammaticales du russe et de n’importe quelle langue étrangère, y compris le français ont beaucoup de commun ce qui se manifeste aux niveaux morphologique et syntaxique à savoir: dans ces deux langues on a les mêmes parties du discours et les mêmes termes de proposition. Les diversités se manifestent lors de la comparaison de n’importe quelle partie du discours, par exemple, les divergences en genre: стол (m) – table (f), стул (m) – chaise (f), книга (f) – livre (m). Les difficultés les plus grandes se manifestent quand on a affaire aux pronoms possessifs. En russe l’appartenance ne varie pas selon la personne grammaticale: у меня своя машина, у тебя своя квартира и т.д. Mais en français l’appartenance se détermine d’après la personne – j’ai ma voiture, tu as ton appartement etc. Une difficulté énorme représente le système des déterminatifs en français, notamment des articles. La langue russe en est privée tandis qu’en français ils sont bien développés car ils ont des formes du genre et du nombre. Le verbe est une des parties du discours la plus compliquée. Le présent comme temps grammatical a la plus grande similitude dans sa formation et son emploi. En tant que transfert et, par conséquent interférence peuvent être considerés des réalités grammaticales comme la voix passive, le mode, les formes impersonnelles du verbe. Beaucoup plus difficile est le temps passé. En russe il n’y en a qu’une seule forme et en français – quatre. Pour éliminer l’interférence grammaticale il est nécessaire de révéler les similitudes et les divergences et établir des équivalents interlinguales pour les assimiler avec succès.

  5. au niveau syntaxique. L’interférence à ce niveau se manifeste dans l’infraction de l’ordre des mots – en russe il est libre et en français chaque terme de proposition a sa place pour elle. Ce n’est que dans une proposition interrogative que le sujet et le prédicat peuvent changer de place. La traduction des propositions impersonnelles se manifeste aussi difficile. En français c’est une structure à deux membres et formellement elle ne se distingue pas des propositions dites personnelles. En russe la construction impersonnelle n’a qu’un seul membre: «il est facile» – «легко», «il fait gris» – «пасмурно». Le nombre des structures grammaticales ayant besoin de la description comparative est assez grand.

Dans la littérature linguistique contemporaine on assiste à nos jours à une tendance de distinguer les phénomènes de l’interférence négative (point de vue traditionnel) et positive (une nouvelle opinion). Dans les travaux des linguistes différents cette opposition se manifeste de manières differentes: comme l’interférence directe et indirecte (d’apres Rosenzweig), comme évidente et cachée. Néanmoins c’est surtout l’interférence phonétique négative qui attire l’attention des linguistes essayant de faire ses pronostics, de l’exploiter et de la prévenir car «le matériel négatif lingual» (terme de L.V. Tscherba) dans le discours du bilingue cause des obstacles lors de contacts de celui-ci avec les autres.

Les interférences interlinguales ont lieu lorsqu’un sujet parlant idéntifie et assimile les éléments d’une langue à une autre à cause de leur ressemblance d’après la forme ou la distribution ou toutes les deux à la fois. Le transfert positif est aussi possible grâce à la symétrie complète et absolue de deux langues quand l’énonciation à une langue correspond occasionnellement à des normes d’une autre langue. On assiste dans des cas pareils à la coincïdence des normes de deux langues.

4. L’inteférence phonétique

Au niveau phonético-phonologique surgissent deux aspects du phénomène de l’interférence:

  1. lors de la perception du discours étranger – interférence de perception;

  2. lorsqu’on parle à une langue étrangère – interférence génératrice ou productive (Розенцвейг В.Ю., 1972).

La source essentielle de l’interférence ce sont les divergences dans les systèmes de deux langues (dans notre cas du russe et du français) qui se trouvent en contact – ensemble différent des phonèmes, différentes règles de la réalisation positionnelle des phonèmes, leur comptabilité, intonation différente, corrélation différente des marques différenciées et  intégrales. Les relations entre les sons des langues cooperées dues à l’interférence sont appelées diaphoniques, et les sons de la langue maternelle remplaçant ceux de la langue étrangère – diaphones.

La profondeur et le volume de l’interférence peuvent être différents. Ils dépendent des facteurs objectifs et subjectifs. Les facteurs subjectifs se déterminent par les capacités individuelles linguales d’un sujet parlant, par sa compétence linguale. Aux facteurs objectifs on peut rattacher le niveau de la similitude du russe et du français, les traits systémo-structurels de la langue à apprendre, c’est-à-dire du français, qui déterminent sa spécificité.
Les phonemes en russe et en francais

Pour comprendre les causes de l’interférence phonétique des russes apprenant le français il faut tenir compte de la combinaison des phonèmes dans les deux langues.

La détermination de l’ensemble des phonèmes est une question assez litigieuse car le russe ainsi que le français ont des cas contestables des sons – sont-ils indépendants ou représentent les variantes des autres phonèmes? En russe, par exemple, les linguistes ne sont pas tous d’accord sur la position occuppée par le son [ы] qui est consideré parfois comme une variante du son [и] et pas comme un son indépendant. Le plus souvent la composition des phonèmes des deux languess est suivante:



En français on discute sur la nature des sons [α], [ε], [ә], [œ] (le dernier est en voie de disparaître dans la prononciation parisienne). Parmi les consonnes les discussions portent sur les soi-disant semi-consonnes (ou semi-voyelles) [w] et [ų]. Les uns les traitent en tant que phonèmes indépendants, les autres – en tant que variantes des phonèmes-voyelles [u] et [y]. Les difficultés dans la détermination de l’ensemble des phonèmes de la langue sont liées avec beaucoup de facteurs. Pour l’analyse comparative le rôle important joue l’hétérogénéité (ou la dissimilitude) des phénomènes linguales d’après laquelle lors de l’étude des faits linguales on peur relever le noyau et la périphérie. Lors de l’analyse du système de la langue en général on peut rejeter les phénomènes de la périphérie. Au noyau du système phonologique de la langue appartiennent les faits essentiels et productifs de la langue, à la périphérie – les faits irréguliers, sporadiques, c’est-à-dire, les faits du second plan. A la périphérie de la langue on rattache les sons et les combinaisons des sons qui n’apparaissent que dans les interjections, onomatopées, emprunts, archaïsmes, néologismes et autres, de même que les phénomènes qui n’entrent pas dans la norme littéraire de la langue. Par exemple, le son [ŋ] est venu en français avec les autres emprunts de l’anglais (dans les mots «meeting», «camping» etc.). Néanmoins on n’a pas encore assez de raisons pour l’inclure dans l’ensemble des phonèmes-consonnes du français. Dans quelques mots russes (par exemple, dans les interjections «ага», «ей богу») on prononce le son fricatif [γ] qui peut etre remplacé par le son [г]. Le phonème [γ] appartient alors à la périphérie du système des sons en russe, on n’en tient pas compte lors de l’analyse comparative.

La comparaison des systèmes phonologiques de la langue consiste en premier lieu dans la comparaison des marques en vertu desquelles se forment les phonèmes. D’après le rôle et l’organisation du système des phonèmes on distingue trois types des marques phonologiques:

1) constitutives corrélatives;

2) constitutives non-corrélatives;

  1. non-constitutives.

^ La marque constitutive corrélative est une marque obligatoire d’un phonème qui le distingue des autres phonèmes. Ce type des marques forme une paire de phonèmes. La substitution de la marque par son opposé mène à la formation d’un autre phonème de la langue en question.

^ La marque constitutive non-corrélative est obligatoire pour le phonème en question, mais il ne forme pas par lui-même une opposition. Son remplacement par l’opposé ne mène pas à la formation d’un nouveau phonème dans la langue, mais à l’altération de celui-ci.

La marque non-constitutive est facultative pour le phonème; le son peut la posséder ou en être privé. Sa présence est liée non pas à la distinction du sens, mais à la position du son dans le discours. Cette marque ne forme pas les phonèmes mais les allophones – les variantes positionnelles des phonèmes qui se trouvent dans la distribution supplémentaire: là où on rencontre une variante du phonème donné, on n’y rencontre pas d’autres variantes.

Lors de l’étude comparative du système de la langue il est important de distinguer ces trois types mentionnés de la manifestation des marques. La distinction des types différents des marques permet de mieux comprendre la nature de l’interférence phonétique interlinguale. Dans le plan comparatif de deux langues quatre types de corrélation qui touchent les marques corrélatives des phonèmes sont possibles (la présence/l’absence de l’indice est marqué par «+» ou bien par «-»).




exemple de la marque

le russe

le français

1

sourdité/sonorité (devant une voyelle)

«+» [п] / [б]

«+» [p] / [b]

2

dureté/douceur

«+» [л] / [л’]

«-» [l] ( marque non-corrélative)

[t] / [t’] (variantes positionnelles)

3

ouverture /fermeture

«-» [ε] / [e] (variantes positionnelles)

«+» [ε] / [e]

4

dureté/douceur

«-» [ш] (marque non-corrélative)

«-» [∫] (marque non-corrélative)

L’interférence est surtout considérable et expressive dans le troisième cas (absence de la marque différentielle dans la langue maternelle). Elle peut mener ici a l’altération du sens. Dans les points 2 et 4 l’interférence porte sur les acquis de prononciation.
La fréquence de l’emploi des phonèmes dans le discours

Une grande importance a l’emploi des phonèmes dans le discours. On remarque ici quelques tendances générales (et même universelles), par exemple, la prédominance des consonnes par rapport aux voyelles, ainsi que les tendances spécifiques propres seulement du russe ou du français. Ces tendances spécifiques sont surtout importants car les particularités de la structure articulatoire du sujet parlant s’y manifestent.

Il est à noter qu’il est impossible d’établir des relevés statistiques absolues : ils peuvent dépendre du caractère du texte et du style de prononciation, de la manière de transcription (phonétique ou phonématique) et d’autres facteurs. Les savants français différents citent telle succession des cinq premiers sons (d’après leur fréquence): [r – e – a – l – t] (Delattre); [e – r – a – s – l] (Valdman); [r – a – e – l – s] (Jouillan). En vertu de la transcription phonétique de la langue parlee A.M. Peschkovski a conclu une ligne de continuité suivante: а – ъ – т – и – ь; les textes inscrits à l’aide des phonèmes témoignent de la fréquence suivante: [а – э – и – с – j]. Malgré toutes les divergences les proportions les plus générales se maintiennent, et les relevés statistiques peuvent être employés dans les buts comparatifs.
La corrélation des consonnes et des voyelles dans les deux langues

On peut l’observer sur le schéma suivant:




le français

le russe

voyelles

15

5

semi-voyelles

3

1

consonnes

17

36

au total

35

42

Comme on le voit, le nombre des phonèmes dans les deux langues est à peu près le même. Le nombre des phonèmes dans les langues du monde entier hésite entre 10 et 70, alors le français et le russe occupent dans ce cas une position intermédiaire. Malgré la proximité quantitative on assiste à la divergence qualitative. En russe on observe la prédominance considérable du nombre des consonnes par rapport à celui des voyelles, tandis qu’en français la situation est inverse. Les voyelles et les semi-voyelles en français prises ensemble sont en trois fois plus nombreuses que celles en russe (18 contre 6), et les consonnes – en deux fois moins nombreuses qu’en russe (17 contre 36).

Les phonèmes-voyelles constituent le noyau structurel de la syllabe voilà pourquoi le nombre des consonnes dans toutes les langues mondiales dépasse celui des voyelles. En français ce dépassement n’est pas grand (de 33%), en russe le nombre des consonnes dépasse celui des voyelles de 7,4 fois.
Les consonnes et les voyelles dans le discours

L’indice typologique important de l’organisation phonétique du discours est la corrélation entre les voyelles et les consonnes – la saturation soi-disante consonnantique du discours. Ce coefficient hésite dans les chaînes parlées des langues différentes de 2,0 (pour 2 voyelles on a 1 consonne) à 0,5 (pour 1 consonne il y a 2 voyelles). En français et en russe le nombre des voyelles et des consonnes dans le système de la langue et dans le texte est suivant:




le francais

le russe

système

texte

système

texte

voyelles

15 - 43%

45%

5 – 12%

43%

consonnes

20 – 57%

55%

37 – 88%

57%

Les diversités dans le système de la langue s’effacent au niveau de la parole. Dans les textes russes les 100 voyelles sont entourées de 130-140 consonnes, dans les textes français – de 120-130 consonnes. Si dans le système de la langue le nombre des voyelles françaises dépasse celui des voyelles russes de 3 fois, dans les textes le dépassement n’est pas grand – près de 10%. D’après la la saturation soi-disante consonnantique du discours le français et le russe occupent la position intermédiaire parmi les autres langues mondiales.
b.Le vocalisme

Le système des phonèmes-voyelles en français et en russe

D’après V.G. Gak la corrélation entre les phonèmes-voyelles du français peut être montré en guise d’un trapèze où la position du phonème témoigne de sa montée et de son rang, les parenthèses – de sa labialisation, le tilde – de sa nasalisation (par le signe ◊ sont indiqués les phonèmes du minimum vocalique). Le système des phonèmes-voyelles russes peut être représenté en tant qu’un triangle. En russe le minimum vocalique ne se complète que des deux phonèmes [э] et [о] occupant la position intermédiaire parmi les phonèmes primaires.



En français le système des voyelles est plus difficile qu’en russe à cause de l’influence des facteurs suivants:

  1. la spécialisation plus grande des axes: la formation des quatre phonèmes dans chaque aile du schéma primaire (i – e – ε – a, α - o – o – u);

  2. la polarisation des sons antérieurs et postérieurs (présence de deux phonèmes [a] et [α] au lieu d’un seul [a] moyen);

  3. l’emploi des marques spécifiques dans les oppositions des phonèmes: de la nasalisation absente en russe et de la labialisation (en tant qu’une marque différentielle corrélative plus évidente qu’en russe).


Les marques différentielles des phonèmes dans les deux langues

Toutes les marques énumérées plus haut remplissent dans les deux langues les fonctions suivantes: marque corrélative (MC), marque associée* (MA), marque non-corrélative (MN-C). «+» et «-» marquent la possibilité / impossibilité du changement positionnel de la marque.  

* - une marque non-corrélative différentielle est souvent associée, c’est-à-dire, elle est liée à une autre marque non-corrélative du phonème.

marque

le français

le russe




ƒ constitutive

changement positionnel

ƒ constitutive

changement positionnel

montée

MC

«+»

MC

«+»

rang

MC

«-»

MA

«+»

labialisation

MC

«-»

MA

«+»

nasalisation

MC

«-»

«-»

«-»

durée

MN-C

«+»

«-»

«+»

caractère bi-phonémique

«-»

«-»

«-»

«-»

On suppose que le nombre des marques corrélatives différentielles qui sont à la base du système des voyelles, hésite en moyenne de 2 a 4. En russe il est minimal, tandis qu’en français il atteint le maximum (4), c’est ce qui explique le grand nombre des phonèmes-voyelles en français. Le dégagement des marques corrélatives en russe cause des difficultés à part car tous les cinq phonèmes-voyelles se distinguent simultanément par plusieurs marques associées (montée et rang; rang et labialisation).

^ La montée est étroitement liée au rang car ensemble ces deux marques se déterminent par la position du même organe – celui de la langue. Certaines théories les considèrent comme une seule marque ce qui n’est pas tout de même exact car la comparaison de deux langues prouve que les voyelles de la même montée peuvent se distinguer par le rang. En français la montée est plus différenciée qu’en russe. En russe il n’y a que trois degrés de la montée des voyelles, tandis qu’en français – quatre.

Le rang comme marque se manifeste en français plus souvent qu’en russe car en français c’est une marque corrélative parce qu’elle distingue elle-même les paires de phonèmes ( [a] - [α], [y] – [u], [ø] – [o], [œ] – [o], [œ] – [õ] ).

^ La labialisation ressort comme marque corrélative dans quatre paires de phonèmes français ( [y] – [i], [ø] – [e], [œ] – [ε], [œ] – [ε] ) et comme une marque constitutive non-corrélative chez quatre phonèmes postérieurs ( [u], [o], [o], [o] ). En russe la labialisation sert a opposer pas les phonemes, mais leurs variantes. On oppose ainsi d’apres la labialisation [у] et [ы] – variantes du phoneme [и].

Ainsi la différence essentielle dans le rôle des deux marques (rang et labialisation) consiste dans le phénomène suivant: en russe elles sont associées et distinguent les variantes des phonèmes, en francais elle distinguent d'une façon indépendante les phonèmes.

^ La nasalisation est absolument absente dans le système du vocalisme russe, mais représente une marque corrélative différentielle dans les quatre paires de phonemes en français ([ε] – [ε], [α] – [ã], [o] – [õ], [œ] – [œ] ).

La durée des voyelles est présente en français ainsi qu’en russe. Les phonétiste marquaient auparavant la différence d’après la durée dans l’opposition des phonèmes [ε:] – [ε], par exemple, dans les mots «tête» et «il tète». A présent cette opposition a perdu sa valeur de distinction des sens, les dictionnaires transcrivent les deux mots de la même façon [tεt]. La distinction des voyelles d’après la durée en russe joue le rôle moins important qu’en français.

^ Le caractère bi-phonémique n’est typique ni du français ni du russe – ces deux langues n’ont pas de véritables diphtongues.
Les sons-voyelles dans le discours

La fréquence des phonèmes reflète l’emploi de traits différentiels différents et montre en fin de compte la charge de tels ou tels organes de la parole.

D’après la montée les voyelles dans le discours en français et en russe se distinguent de la façon suivante:




le français

le russe

haute

i, u, y

22,4%

и (ы, ь), у

37,8%

moyenne

e, ø, ε, œ, ẽ, œ, ο, õ, ο

52,5%

э, ъ, о

36,7%

basse

a, α, ã

25,1%

а

25,5%

L’emploi des sons de la montée moyenne est beaucoup plus typique du français par rapport au russe.

D’après le rang les voyelles dans les deux langues se distribuent dans les deux langues de la mani è re suivante:




le français

le russe

antérieur

i, y, e, ø, ε, ẽ, œ, œ, a

73,4%

и, ь, э

31,7%

moyen

-------------------------

-------

а, ы, ъ

50%

postérieur

α, ã, u, o, ο, õ

26,6%

о, у

18,3%

La prédominance des voyelles du rang moyen en russe est évidente. En français les sons du même rang sont absents. Même si on rattache [a] et [α] aux sons du rang moyen (16%), on assiste tout de même à la prédominance de l’articulation antérieure en français.

Les voyelles labialisées [y, œ, ø, u, o, ο, õ, œ] représentent dans te texte francais 38,2% de toutes les voyelles, en russse [o, y] – 18,3%.

Les voyelles nasales constituent 14% en comparaison avec toutes les autres voyelles, en russe ce type des voyelles est absolument absent.

L’analyse du discours prouve les relevés statistiques émis plus haut grâce à la comparaison des systèmes des voyelles dans les deux langues. La labialisation des voyelles joue en français un grand rôle. Par conséquent, la participation des lèvres lors de l’émission des sons se présente aussi comme importante. L’articulation des voyelles russes en général temoigne en général de la tendance centripète: les sons les plus répandus sont ceux des rangs moyen et moyen-antérieur. L’articulation centrifuge des voyelles se manifeste typique du français: en général toutes les voyelles du français sont en général plus antérieures que les voyelles russes correspondantes et plus postérieures que celles du même rang en russe.
c. Le consonantisme

Les types des phonèmes-consonnes

Les marques essentielles des phonèmes-consonnes sont: lieu de formation, moyen de formation ainsi que la participation des cordes vocales. Le lieu de formation se détermine par l’organe actif de la parole qui crée une barrière pour les courants d'air à l’occasion de quoi on dégage les consonnes: labiales, prélinguales, médio-linguales, postlinguales, uvulaires, faringales et gutturales. Les deux derniers types de consonnes ne sont présents ni en français ni en russe. Le moyen de formation se détermine par le caractère de la barrière en question (jointure ou fente) d’après lequel on distingue les consonnes occlusives, spirantes et vibrantes. Selon la participation de la voix on distingue les sonnnantes et les bruyantes, et à l'intérieur des bruyantes – sourdes et sonores. La dernière distinction n’est pas universelle: il y a des langues qui ne distinguent pas les phonèmes sourds et sonores.

La typologie universelle prévoit le système primaire nucléaire des phonèmes-consonnes qui contient 7 éléments:

  • occlusives bruyantes: [p], [t], [k];

  • occlusives sonnantes: [m], [n];

  • spirantes bruyantes, un son moyen entre [s] et [h];

  • spirantes sonnantes, un son moyen entre [l] et [r];

Ainsi le minimum consonantique contient trois marques constitutives essentielles – 1) lieu d’articulation ( les sons labials, prélinguals, médio-linguals, postlinguals), 2) moyen d’articulation (sons occlusifs ou spirants), 3) participation de la voix (bruyantes et sonnantes).
Le système des phonèmes-consonnes en français et en russe

D’après V.G. Gak les phonèmes-consonnes de deux langues peuvent être représentés comme un tableau suivant (où le signe ◊ indique le minimum consonantique de la langue).



On voit que le système primaire des consonnes en français est beaucoup plus développé et évolue selon les directions suivantes:

  1. l’augmentation du nombre des sons spirants, bruyants en premier lieu: le son [s] se partagent en 2 phonèmes – [s] et [∫]; l’apparition du son labial spirant [f]; augmentation du nombre des sonnantes; création des sonnantes labiales;

  2. l’emploi de l’opposition sourd / sonore chez les bruyantes;

En résultat le système des phonèmes-consonnes s’est augmenté de 7 a 20. En russe on observe les mêmes voies de différenciation, mais dans ce cas il se crée moins de sonnantes, mais plus de bruyantes (ш’, ж’, х), apparaissent les affriquées. Le moyen le plus efficace du développement du système primaire des consonnes est la palatalisation qui a donné 15 phonèmes supplémentaires.
Les marques différentielles des phonèmes en français et en russe

Toutes les marques énumérées plus haut remplissent dans les deux langues les fonctions suivantes: marque corrélative (MC), marque associée* (MA), marque non-corrélative (MN-C). «+» et «-» marquent la possibilité / impossibilité du changement positionnel de la marque.  

* - une marque non-corrélative différentielle est souvent associée, c’est-à-dire, il est lié à une autre marque non-corrélative du phonème.




le français

le russe

lieu de formation

MC «-»

MC «+»

moyen de formation

MC «-»

MC «-»

sourdité / sonorité

MC «+»

MC «+»

palatalisation

M-NC «+»

MC «+»

durée

- «+»

(MC) «+»

caractère bi-phonémique

- «-»

MC «-»

Ici la corrélation est inverse à celle qu’on observe chez les voyelles. Le consonantisme russe a plus de marques corrélatives différentielles ce qui explique le nombre de phonèmes plus grand par rapport au français.

En ce qui concerne le lieu de l’articulation, les deux langues ont les mêmes rangs. L’exception ne constitue que le son [r] uvulaire du français car en russe ce type de sons n’est pas présent. Les sons [k], [g] sont un peu plus avancés en avant en comparaison avec les [к] et [г] du russe.

Lorsqu’il s’agit du moyen de formation ici le russe manifeste la variété plus grande par rapport au français. Il possède les affriquées [ц], [ч’] dont le français est privé et la sonnante vibrante [р] (le son français correspondant [r] roulé n’est pas normatif).

D’après la participation de la voix, les deux langues ont des sonnantes et des bruyantes. En français il y a 8 sonnantes, en russe – 9, y compris 4 palatalisées. En français l’opposition son sourd / sonore se manifeste dans 6 paires de phonèmes ( [p] – [b], [t] – [d], [k] – [g], [f] – [v], [∫] – [z] ), en russe – dans 10 paires ( [п] – [б],[п’] – [б’], [т] – [д], [т’] – [д’], [к] – [г], [к’] – [г], [ф] – [в], [ф’] – [в’], [с] – [з], [с’ ] – [з’] ).

La palatalisation se manifeste comme une marque constitutive non-corrélative dans les phonèmes russses dures [ц, ш, ж] et mouillées [ч’, ш’, ж’]. En français le rôle de la palatalisation est moins considérable. Elle ne se montre nulle part comme une marque distinguant les phonèmes, néanmoins elle peut être prise pour une marque non-corrélative constitutive car la plupart des phonèmes français sont dures, [∫, z, ŋ, l] – mouillés.

La durée ne représente la marque corrélative ni en français ni en russe. En russe elle apparaît comme une marque constitutive associée des phonèmes [ш’] et [ж’] qui se distinguent des phonèmes [ш] et [ж] par deux marques simultanément – par la durée et la mollesse.
Les changements positionnels des consonnes

  • changement quantitatif des consonnes. Les consonnes longues peuvent apparaître dans les deux langues lors de l’assimilation, au joint des mots et des morphèmes aussi qu’en résultat de la chute des voyelles intermédiaires, par exemple: en français – je courrai, illisible, il l’a vue, nett(e)te; en russe – отцы [аˉцы], сшить [ˉшыт’], без жены [б’ъжыны].

  • changement qualitatif des consonnes. La labialisation d’une consonne devant une voyelle labialisée qui la suit a lieu en français ainsi qu’en russe. En francais elle est marquée d’une façon beaucoup plus forte en rapport avec la labialisation plus considérable des voyelles elles-mêmes. La palatalisation s’observe dans les deux langues mais dans les conditions différentes. En français elle se manifeste devant le phonème-voyelle [i] et beaucoup moins fréquemment devant [y]. Les consonnes postlinguales [ k] et [g] se palatalisent un peu devant le son [a] antérieur ([a] d’avant) (par exemple, «car», «garde»). Il est difficile de parler de la palatalisation des consonnes devant les voyelles en russe. Ici les consonnes palatalisées représentent des phonèmes à part, et pas des variantes des phonèmes comme en français. La position d’une consonne devant une voyelle est forte en russe, dans ce cas une variante mouillée d’une consonne s’emploie de sa nature et pas comme une variante d’une consonne dure. La variation d’apres la sourdité / sonorité ne se rencontre en français qu’à des cas de l’assimilation des consonnes à l’intérieur d’un mot ou au joint des mots à l’intérieur d’un groupe rythmique: «disgrâce» [diz´gra:s], «médecin»  [mεt´sẽ], «obtenir» [optә´nir]; «chaque jour» [∫ag´zur]. Néanmoins cette assimilation n’est pas complète: elle concerne la participation de la voix ne se reflétant pas à la tension musculaire lors de l’articulation d’une consonne, voilà pourquoi dans un groupe de mots «peu de courage» on prononce le son [d] assourdi et pas [t]. En russe la sonorisation des consonnes se rencontrent sous les mêmes conditions qu’en français, et l’assourdissement lui-aussi a lieu à la fin du mot. Dans les deux langues on observe l’assourdissement des sonnantes [r] et [l] à la fin du mot: «mètre», «siècle»; «метр», «корабль». Le moyen de formation est une marque stable dans les deux langues.

  • Réduction complète des consonnes. Dans la langue française parlée les sons [r] et [l] à la fin du mot peuvent complétement tomber: «quat(re) personnes»; «sur le sab(le)»; ainsi que dans le pronom «il»: «i(ls) parlent» et devant le son [j]: «million» [mijõ]. En russe la chute des consonnes est typique même de la langue écrite: «со(л)нце», «праз(д)ник». Dans la langue parlée ce phénomène est représenté tres largement – on omet les consonnes intervocaliques: «хо(д)ит»; toute une groupe de consonnes: «ше(стьд)есят»; on simplifie les groupes des consonnes: «ко(г)да». En général la réduction complète des consonnes est plus typique du russe que du français.


Les sons-consonnes dans le discours

Selon la participation de la voix les consonnes se distribuent dans le discours d’une manière suivante:




le français

le russe

sonnantes

43,1%

35,5%

sonores bruyantes

21,4%

20,3%

sourdes bruyantes

35,5%

44,2%

On relève en premier lieu la fréquence plus grande des sonnantes en français. Les sonnantes [r] et [l] occupent en francais la 1ere et 4eme places parmi tous les sons (les voyelles et les consonnes prises ensemble). Cela s’explique aussi par le fait qu’elles entrent dans la combinaison de plusieurs mots-outils (articles, prépositions «par», «pour», «sur», «entre» et autres) et des morphèmes (la flexion du temps futur, de l’infinitif, le préfixe «re» et autres). La dominance des consonnes sourdes sur les sonores dans le groupe des bruyantes est le trait typiqye de deux langues en question. En russe les consonnes sourdes se rencontrent dans le texte quand même beaucoup plus souvent quand même que les consonnes sonores.

D’apres le moyen de formation les consonnes dans le discours se distribuent ainsi:




le français

le russe

occlusives

46,1%

38,3%

spirantes

53,9%

61,7%

Une certaine prédominance des consonnes spirantes en russe peut être probablement expliquée pas autant par l’emploi fréquent du son [с] (le [s] français s’emploie relativement plus souvent) mais par l’emloi beaucoup plus fréquent du son [в] qui représente la préposition «в», entre dans les préfixes «в-», «вс-», «вы-» et dans plusieurs morphèmes et surtout du son [й] qui s’emploie largement dans les flexions russes.

Les consonnes palatalisées sont fréquentes dans le discours russe et composent avec le son [й] 35,8% de toutes les consonnes de la langue. En français les consonnes palatalisées [l, j, z, ∫, ŋ] et autres représentent 18% du nombre total des consonnes.

Selon le lieu de formation les consonnes dans le discours se manifestent d’une facon suivante:




le français

le russe

labiales

28,0%




20,6%




prélinguales

47,6%


51%

63,1%


70,2%

médio-linguales

3,4%

7,1%

postlinguales

7,5%


21%

9,2%




uvulaires

13,5%







Les consonnes les plus fréquentes parmi les bruyantes en deux langues sont:

  • en français: [s – t – d – k – p – v];

  • en russe [т – с – в – к – д – п];


d. La prosodie

Le mot dans le flux de la parole

L’interférence phonétique se manifeste non seulement dans des sons ou des syllabes isolées, mais aussi au niveau de la prosodie. Pour comprendre les causes de l’interférence il faut analyser l’intonation, y compris l’accent et la mélodie de deux langues, du français et du russe.

En russe aussi bien qu’en français les mots-outils accompagnent phonétiquement les mots indépendants en formant avec eux le même mot phonétique. Alors, dans ce cas-là il n’y a pas de divergences entre deux langues et par conséquent pas de cause pour l’inteférence. Mais en ce qui concerne le liage des mots indépendants, il y en a trois variantes: 1) les mots se séparent l’un de l’autre phonétiquement; 2) les mots liés entre eux syntaxiquement se réunissent phonétiquement; 3) la langue admet des variantes différentes. Le russe se rapporte au 3eme groupe - le liage phonétique peut y avoir lieu, mais il n’est pas obligatoire. On peut dire également: «чай / остыл» и «чай ‗‗остыл ». Le français appartient aux langues du deuxième groupe. Un mot français perd souvent dans le discours son indépendance, son accent et ses frontières phonétiques.
L’intonation

Aux moyens d’intonation on rapporte l’accent, le mélodie, le rythme, la pause, l’intensité, le timbre. Le rythme et la pause ne sont presque pas étudiés dans l’analyse comparative. La mélodie traite ainsi comme le moyen le plus important parmi les autres. En comparant le rythme d’une phrase russe et française on peut noter que celui de la phrase française est plus rapide. Cela concerne en premier lieu les discours informatiques (émissions à la télé, à la radio) et la langue parlée. Les pauses entre les syntagmes et les phrases sont en français plus longues et plus nombreuses, plus marquées qu’en russe. Voilà pourquoi le discours français fait l’impression du discours plus rapide et plus coulant par rapport au discours russe. L’interrogation en russe, par exemple, s’exprime par l’intonation seule («Он придет?»), tandis qu’en français l’intonation dans ces cas-là se combine avec les autres moyens – syntaxiques («Viendra-t-il?») ou lexiques («Est-ce qu’il viendra?»). L’accent logique en russe peut être exprimé par l’intonation seule («Петр пришел»), tandis qu’en français ce type d’accent s’unit souvent avec une construction syntaxique toute particulière – la mise en relief («C’est Pierre qui est venu»).
L’accent

L’accent français se distingue de l’accent russe par les particularités suivantes:

  1. par le caractère de l’accent, ses marques acoustiques:




le français

le russe

tension

«+»

«+»

durée

«+» (dans les syllabes fermées)

«+»

changement de ton

«+»

(«+»)

La distinction entre les syllabes accentuées et inaccentuées est conidèrablement moins marquée en français qu’en russe.

2) par la place de l’accent. En français il est fixe et oksitonal, c’est-â-dire il tombe toujours sur la dernière syllabe d’un mot isolé, d’un groupe rythmique, d’un syntagme ou d’une phrase entière. En russe l’accent peut se rapporter à chaque syllabe d’un mot ou à chaque mot d’une proposition.

L’accent secondaire dans les syllabes en français se détermine purement d’après le rythme et tombe sur chaque syllabe impaire dès la fin: «´cata″strophe», «l’´après-″guerre». En russe ce type d’accent se rencontre plus rarement. Il porte le caractère sémantique et tombe sur une syllabe appropriée d’un mot compose: «´после-″военный». A la suite de son caractère fixe l’accent français se déplace du radical sur le suffixe lors de l’adjonction de celui-ci (Pa´ris → pari´sien) et au discours – du mot significatif sur les mots qui le suivent et qui forment dans leur ensemble le seul groupe rythmique (je ´vais → je ne vais ´pas → je ne vais pas ´vite). En russe l’accent peut se maintenir sur la meme syllabe même lors de la formation des mots (Ленингрáд → ленингра́дец) ou sur le même mot lors du développement d’un groupe de mots (я иду́ → я иду́ бы́стро).

  1. par la fonction de l’accent. Dans la langue russe l’accent joue un grand rôle de distinction des sens, il différencie les mots et leurs formes: «за́мок ≠ замо́к», «(вымыть) ру́ки ≠ (не подать) руки́». Dans une proposition il met en relief le rhème. L’accent français a plutôt la fonction syntaxique bien marquée – il relie les mots en groupes rythmiques, les syntagmes – en propositions et sert à différencier les liens syntaxiques («Le docteur a trouve cet enfant malade» → «Доктор нашел этого больного ребенка» ≠ «Le docteur a trouve cet enfant / malade» → «Доктор нашел этого ребенка больным»).

Selon l’opinion de A.A. Reformatski l’accent – c’est la conséquence de l’intégration dans le système phonologique d’une langue étrangère des acquis et des habitudes de sa langue maternelle [А.А. Реформацкий; 1970]. Dans la théorie de l’accent on avance la thèse de l’indépendance relative de l’interférence et de l’accent. V.A. Vinogradov écrit que l’interférence est localisée dans le sujet parlant, tandis que l’accent existe pour le locuteur, et pas pour le sujet parlant [В.А. Виноградов; 1967]. Le sujet parlant russe fait les fautes les plus typiques dans la disposition de l’accent, dans le choix du noyau d'intonation dans une phrase.
La mélodie

C’est le composant la plus important de l’intonation qui a ses traits particuliers en français ainsi qu’en russe ce qui suscite l’intereférence au niveau de perception et de reproduction de l’information. Grâce à des types différents de la mélodie on distingue les types communicatifs des phrases. La proposition narrative représente le type de départ d’une proposition; tous les aurtes types se montrent derivés et transformés de celui-là. L’intonème français est plus uniforme: plat, ascendant ou descandant, les chutes et brusques changements lui sont moins typiques que’en russe. En russe les changements de ton sont au contraire plus perceptibles, c’est surtout caractéristique des interrogations, des exclamations et des ordres.

5. Fautes phonétiques typiques des russophones et moyens de leur élimination
Certaines fautes phonétiques sont typiques des russes dans la prononciation française dont les plus impotrantes sont les suivantes:

  1. manque de tension musculaire de appareil d'articulation. Lors de la pose et correction de l’articulation il faut veiller avec attention à l’articulation et ne pas oublier qu’il faut maintenir la tension musculaire tout au long de l’articulation. Les premiers temps les russes apprenant le français doivent sentir la tension de la langue et des lèvres après les exercices phonétiques et éprouver la «fatigue» de tout l’appareil d’articulation.

  2. le fait de donner aux voyelles françaises de la résonance postérieure. Pour éliminer cette  résonance postérieure, tellement typique du russe, il est nécessaire de veiller au travail énergique de la pointe de la langue et surtout des lèvres. Dans ce cas l’exercice pour comparer le son [u] en russe et en français traite comme tres efficace: «тур – tour», «Амур – amour», «трубадур – troubadour».

  3. l’attaque forte des voyelles initiales – similitude de l’assaut dur. Il ne faut pas «s’attaquer» d’une façon brusque à la voyelle initiale, il est mieux de la prononcer en expirant, en intensifiant peu à peu la tension: «attaque», «ensemble», «élément», «ouragan».

  4. la réduction des voyelles françaises inaccentuées. Il est important de savoir que les voyelles françaises inaccentuées restent invariables et se prononcent comme si elles se trouvaient sous l’accent, ce qui s’assure par la tension musculaire forte de l’appareil de l’articulation. L’entraînement à la base des mots polysyllabiques et des groupements des mots se manifeste comme tres effectif: «professeur», «gymnastique», «bon anniversaire», «c’est une personnalité historique» etc.

  5. l’aspiration des consonnes initiales. Pour se débarrasser de l’aspiration ayant l’intention d’articuler une consonne initiale il faur préparer les organes de la parole à la voyelle qui suit cette consonne. Ce phénomène surnommé de compénétration aide à échapper à l’aspiration. Il est utile de s’entraîner à l’aide des exercices des syllabes du type: [ti – ty – tu], [pi – py – pu] pour passer ensuite à des mots isolés et à des groupements de mots: «patte», «taper», «casque», «c’est une tartine», «c’est un beau panorama de Paris».

  6. la rupture faible et l’assourdissement des consonnes finales. Pour éliminer les fautes pareilles il est utile d’accompagner les consonnes finales par [ə] (dit instable) en diminuant peu à peu sa durée tout en maintenant les lèvres arrondies: «bonne», «homme», «plage», «cave», «rose».

  7. la palatalisation des consonnes françaises. En français les consonnes se prononcent d’une manière dure. L’exception constitue les sons [k – g] qui s’adoucissent un peu devant le son [a] antérieur («canal», «garcon»).

  8. la nasalisation excessive des voyelles nasales. Il faut veiller à ce que le son nasal reste clair et sonore, et pas trouble et nasillard: «pont», «pendant», «peintre».

  9. l’articulation isolée des mots dans le discours. La particularité de l’énonciation en français est le caractère ininterrompu des syllabes avant et après une pause. En résultat une nouvelle syllabe se forme à partir des sons qui appartiennent à des mots différents, ce procédé – enchaînement – est très typique du français: «elle écoute», «pour aller», « Adèle est malade». Il exige une attention particulière et des entraînements spécials.


6. Conclusion

  • Les sons français sont plus nets qu’en russe et se caractérisent par la fermeté de l’articulation. Il n’y a pas de sons hétérogènes (diphtingues et affriquées) dans cette langue. Dans le discours les sons changent considérablement moins par rapport au russe (il n’y a pas de réduction des sons,les cas d’assourdissement et de palatalisation sont moins fréquents). Cette netteté est due à la tension musculaire forte lors de l’articulation. Voilà pourquoi les russes apprenant le français négligent souvent cette netteté et cette tension forte en produisant des sons moins nets et plus palatalisés (lorsqu’il s’agit des consonnes).

  • Certains organes actifs de la parole (levres, mâchoire inférieure, langue, cordes vocales) sont plus «chargés» en français qu’en russe lors de l’articulation.

  • On rapporte le français à des langues vocaliques – les voyelles prédominent dans cette langue. Le caractère vocalique de la langue est étroitement lié à la tendance d’une syllabe à l’ouverture.

  • Presque chaque combinaison d’une consonne avec une voyelle donne quelque mot en français (bas, bee, beau, bout, bu etc.), plusieurs mots a une ou deux syllabes ont des homonymes (cent – sang – il sent – cinq – saint – ceint). La même chaîne phonétique peut avoir des divisions omoniquement différentes (Il est tout vert ≠ Il est ouvert; trop heureux ≠ trop peureux). Ce phénomène a des conséquences négatives car on a affaire à des groupements de mots et phrases imprécis. Le sujet parlant russe apprenant le français doit en rendre compte et savoir les méthodes pour éliminer des difficultés pareilles (on inclue, par exemple, «l’» pour l’euphonie dans une proposition pareille: «Un secret qu’on confie». → «Un secret que l’on confie»).

  • L’analyse consciente de tels ou tels phénomènes permet de prévenir l’interférence, et la méthode différenciée aidera à éliminer la surcharge de matériel à étudier. La sélection des travaux de contrôle, des textes et des exercices avec la prise en considération de l’interférence phonétique interlinguale est un des moyens les plus efficaces de son élimination et de l’organisation effective de l’étude de la langue française par le sujet parlant russe.

  • Le fréquence de l’apparition des cas de l’interférence en français dépend du niveau du développement de la parole en russe et de son maniement conscient.

  • L’étude soignée et approfondie des fautes dues à l’influence interférentielle du russe au français crée la nécessité d’élaborer le système des méthodes et des procédés pour prévenir et éliminer l’interférence. Dans la lutte à succes avec ce phénomène on a recours à des :

  • comparaisons et confrontations interlinguales;

  • exercices interlinguales qui relèvent le contraste entre le français et le russe;

  • traduction simultanée;

  • règles verbales pour expliquer les situations et les moments phonétiques difficiles;

  • L’enregistrement du facteur de l’interférence lors de l’étude de la langue française par un sujet parlant russe permet de diminuer et de prévenir même le nombre des fautes et, par conséquent, de faciliter l’étude du français.

Tout apprenant de français langue étrangère commet des erreurs lors de son apprentissage. Si ces erreurs sont constructives et permettent une progression par leur compréhension et leur correction, elles peuvent néanmoins être handicapantes pour une communication aisée.
^ Sons à travailler particulièrement

type d’erreurs

exemples d’erreurs

construction correcte

[o] en finale, après [l]




stylo, l’eau

[O] fermé au lieu d’ouvert

porte

porte

son nasaux non fermés

[õn][ãn] [um]

[õ][ã]

confusion sons nasaux

[õ] = [ã]

[õ] /= [ã]

son nasal dans les voyelles ouvertes

bonne [bõn]

[bon]

diphtongue à la fin du mot

[_j] il a mangé

[_]

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  10. Delattre P., Les modes phonétiques du français. – P., 1966.

  11. Самуйлова Н.И., К вопросу об акцентею – М., 1971.





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