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Le problème de la normalisation du français et sa solution proposée par F.Malerbe, C.Vaugelas et la Pléiade - файл 1.doc


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Agence fédérale de l’éducation de la Fédération de Russie

Université linguistique d’État d’Irkoutsk


Philologie française

Le problème de la normalisation du français et sa solution proposée par F.Malerbe, C.Vaugelas et la Pléiade
Synthèse
Exécutée par:

Ilona Tolstikhina

étudiante de la faculté

de traducteurs,

groupe 433

Dirigée par:

E.F. Serebrenikova

docteur es letters
Irkoutsk

2009

Sommaire
Introduction ………………………………………………………………………3

Chapitre 1. Conditions historiques de la formation du français en tant qu’une langue nationale………………...............................................................................4

Chapitre 2. La Pléiade et la normalisation du français ……………………...........5 Chapitre 3. Malherbe et la normalisation du français..............................................6 Chapitre 4. Vaugelas et la normalisation du français ..............................................7

Conclusion ..............................................................................................................9

Références bibliographiques …………………………………………………….10
Introduction

On appelle communément « normalisation » l’émergence, au sein d’une situation de fragmentation linguistique (dialectes), d’une langue commune ou véhiculaire, qui assure l’intercompréhension de tous les locuteurs, toutes catégories sociales confondues, au sein d’une même communauté linguistique [LE ROBERT ET CLE].

Le processus de normalisation du français connaît cependant une particularité frappante : la mise en cause, au XVII siècle, de la part des élites aristocratiques établies à Paris, de la « norme spontanée » à suivre. La langue parlée ou écrite communément, héritée du processus de normalisation (XI – XVI siècles), est remise en question tout au long du XVII siècle, ce qui va produire une indéfinition de la norme à suivre, puis une redéfinition de celle-ci. En conséquence, un deuxième processus de normalisation se met en place, où le français prend la forme du «bon usage» ou de la langue cultivée (XVII –XVIII siècles). Cette variété linguistique, limitée d’abord aux usages de la Cour (communications, productions littéraires) devient le français «normalisé»: il étend son domaine d’influence aux autres sphères de la vie publique (langue « haute ») et acquiert le long du XVIII siècle le caractère de langue standardisée [Marchello-Nizia, Picoche 1994].

Toutes les histoires de la langue française soulignent le rôle de Malherbe, de Vaugelas, de l’Académie française et des écrivains classiques dans cette entreprise de la normalisation du français, qui sera complétée par la codification (et donc, par la grammatisation) : il s’agit en fait d’une véritable contre-réforme linguistique si on la compare aux idéaux sur lesquels s’appuyait le mouvement de « défense et illustration » de la langue française prôné par la Pléiade un siècle plus tôt [Шигаревская 1974].

^ 1. Conditions historiques de la formation du français en tant qu’une langue nationale
Après la guerre de Cent Ans, le prestige du pouvoir royal s'est accru Louis XI ayant réussi à unir la plupart des provinces en un Etat. Le roi impose désormais sa volonté aux plus grands sei­gneurs de France. 11 s'appuie sur la bourgeoisie qui est à la tête de l'in­dustrie naissante et des villes-communes autonomes et qui revendique ses droits aux seigneuries féodales. A la suite des guerres religieuses, les cerniers remparts des barons rebelles sont brisés et l'unité nationale est dorénavant une réalité acquise. L'installation d'une monarchie absolue marque un équilibre temporel entre la bourgeoisie et la nob­lesse féodale [Шигаревская 1974].

La lutte pour l'unité du royaume qui aboutit à la formation de l'Etat national français contribue à l'extension accélérée du français ( «langue du roi») sur le territoire de France. Le latin est peu à peu écarté et souvent relégué au deuxième plan. Depuis le XIVe siécle, le français est admis dans l'administration et le tribunal, mais ses droits ne sont pas fixés. En 1539 François Ier signe à Villers-Cotterets une importante ordonnance suivant laquelle tous les actes publics seront dés­ormais «prononcez, enregistrez et déliurez aux parties en langage mater­nel françois» [http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/francophonie/histlngfrn.htm].

Dans un premier temps donc, aux XVI et XVII siècles, le français a fortifié dans la conscience collective des élites un sentiment d’appartenance au domaine royal, sentiment que partage peu à peu une communauté qui n’est pas encore tout à fait la nation. Mais c’est le progrès de la langue à l’extérieur qui est remarquable dans la deuxième moitié du XVII siècle, et plus encore au XVIII siècle. L’envie du français s’étend alors à la Prusse, avec l’Académie de Berlin notamment, à la Suède et à la Russie. C’est pour les souverains de ces pays la langue d’une culture qui par delà les frontières des États, crée un espace européen continu de mœurs apaisées, de civilité et de modernité. Au XVIII siècle, la langue française est devenue universelle [Marchello-Nizia, Picoche 1994].

Dans ces conditions, la notion de norme littéraire au XVI siècle est toute particulière: seule une langue riche en moyens d'expressions peut assumer le rôle d'une langue nationale, ce qui fait que tous les procédés d'enrichissement sont reconnus bons et nécessaires. Les gram­mairiens s'y mettent aussi, admettant dans l'usage littéraire les tours du langage parlé. Tout ce qui contribue à exprimer idées et faits est digne de faire partie de la norme littéraire au XVIe s. Il n'y a rien qui puisse freiner son perfectionnement [Скрелина 1981].

^ 2. La Pléiade et la normalisation du français

Au XVI siècle ll y une grande créativité, époque où on était obnubilé par la pauvreté de la langue française (par comparaison avec l'italien et avec le latin). Ce sont surtout les auteurs de La Pléiade qui ont fait beaucoup d'efforts pour dans le développement de la standardisation du français [Шигаревская 1974].

La Pléiade est un groupe de sept poètes français du XVIe siècle rassemblés autour de Pierre de Ronsard et Joachim Du Bellay. Ce groupe est né vers 1549 d’abord nommée la Brigade. Le souci majeur de la Brigade, élevée sous l'égide de l'helléniste Jean Dorat, est de faire reculer le « Monstre Ignorance » par la diffusion de la culture antique. Le nom du groupe est emprunté à sept autres poètes d’Alexandrie qui avaient choisi, au IIIe siècle, le nom de cette constellation pour se désigner. Outre Ronsard, la Pléiade regroupe Joachim du Bellay, Jacques Peletier du Mans,Rémy Belleau, Antoine de Baïf, Pontus de Tyard et Étienne Jodelle. À la mort de Jacques Peletier du Mans, Jean Dorat prendra sa place au sein de la Pléiade. C'est en 1556 que le groupe de la Pléiade prend le nom qu'on lui connaît [www.wikipedia.org]. []

Les idées de la Pléiade sont rassemblées dans un manifeste, Défense et illustration de la langue française, publié en avril 1549 sous la signature de Joachim Du Bellay. Son contenu vise à mener une réflexion sur les moyens d’enrichir la langue française par des emprunts, la fabrication de néologismes, le rappel de mots disparus etc [Скрелина 1981].

Ils constatent cependant que la langue française est pauvre et non adaptée à l’expression poétique et décident donc d’enrichir la langue par la création de néologismes issus du latin, du grec et des langues régionales. Ils défendent en même temps l’imitation des auteurs gréco-latins dans le but de s’en inspirer pour pouvoir les dépasser.

Donc, le manifeste de la Pléiade devient le symbole du mouvement en faveur de l'émancipation du français. Aspirant à élever sa langue maternelle au rang des idiomes anciens, la Pléiade lutte pour son enrichissement et son expansion dans toutes les couches sociales et à tous les usages. Le manifeste expri­me le désir de rendre le français apte aux plus grands genres poétiques, et fait l'apologie de ses ressources encore inemployées [www.wikipedia.org].

^ 3. Malherbe et la normalisation du français

Le XVI siècle défend et illustre le français pour destituer une langue étran­gère, le latin, de toutes ses fonctions et, de ce fait, élever le français au rang d'une langue nationale. L'intérêt est porté en premier lieu au vocabulaire; pour l'enrichir, tous les procédés et sources d'emprunts sont déclarés efficaces. La norme littéraire du XVIe s. insiste donc sur l'aspect quantitatif de la langue: plus le lexique est riche, plus florissante est la langue [Шигаревская 1974].

Le premier souci des grammairiens du XVIIe siècle est au contraire de «régler la langue», de formuler les principes d'un usage correct. Il veut y mettre de l'ordre et commence par épurer le vocabulaire et le débarrasser de nombreuses créations immotivées ou peu motivées, par éliminer ou bien délimiter les synonymes. Ainsi, par exemple, les conjonctions composées pour ce que, à cause que, auparavant que, devant que cèdent la place à parce que, puisque, avant que. Le XVII siècle part du critère qualitatif [Щетинкин 1984].

F. de Malherbe (1555—1628) estime qu'il faut «chasser les mots provinciaux» (il désire «dégasconner la cour»), «poursuivre les archaïsmes» (isnel, jà, onques, orra, cil, es, etc.), «débusquer les termes techniques», tels que caler, ulcère, entamer, idéal, «éviter les néologismes», «exterminer les mots grossiers». Il s'élève contre les théories linguistiques du XVI siècle et expose sa doctrine sur les qualités du français littéraire. Celui-ci doit être pur, clair et précis [Marchello-Nizia, Picoche : 1994].

Malherbe détermine la signification des mots, précise les nuances de sens et les règles des agencements et des acceptions des synonymes (par ex., sommeil est désir de dormir, et sommeil est le dormir même"). Soucieux du langage poétique, il fixe les règles de l'accord, de l'emploi des temps et des modes, de l'ordre des mots, etc [Шигаревская 1974].

Un certain côté puriste chez Malherbe est en rapport parfait avec les exigences de son temps: ce qui importe, c'est un choix rigoureux de mots et d'expressions aptes à rendre la pensée avec exactitude et pré­cision.

^ 4.Vaugelas et la normalisation du français

F. de Malherbe est considéré comme précurseur du classi­cisme, ayant jeté les bases de la nouvelle théorie linguistique qui s'in­stalle définitivement avec les Remarques sur la langue française (1647) de Claude Favre de Vaugelas (1585—1650). Vaugelas commence par déterminer le bon usage qui «est la façon de parler de la plus saine partie de la cour, conformément à la façon d'escrire de la plus saine partie des auteurs du temps». La portée sociale de sa doctrine orientée sur l'usage de la cour est évidente, elle reflète les conceptions de la classe dirigeante, de la noblesse et en partie de la grosse bourgeoisie. Elle est en rapport avec l'ordre des choses au XVII siècle, avec le pouvoir absolu du roi et de la cour dans l'esprit général de l'époque, toute de centralisation et d'autorité. Le régime auquel est soumis la langue, est le régime de tout l'Etat [Шигаревская 1974].

Vaugelas, selon les critères du " bon usage ", interdit aussi formellement le néologisme, les archaïsmes (déconfort, courtois.., accusés d'être du " vieux gaulois "), les provincialismes (Malherbe parlait de " dégasconner " notre langue), les diminutifs, les mots de niveau populaire, les mots considérés comme " malhonnêtes " (culotte, convaincu...), les termes techniques, artisanaux, les mots composés et dérivés. Beaucoup de mots sont ainsi retranchés, souvent arbitrairement, parce que le jugement de valeur que l'on porte sur eux est défavorable [Marchello-Nizia, Picoche 1994].

Exemples de mots condamnés : ester (< stare) = se tenir debout; aujourd'hui uniquement en langage juridique (= soutenir une action) ; mais nous avons rester (< restare). Suer est condamné, on lui préfère transpirer. Idem pour se rigoler et rire. Pourtant, on observe des résistances de certains auteurs, qui défendent des mots condamnés par d'autres (surgir, astuce) [http://www.tlfq.ulaval].

Cependant la doctrine de Vaugelas se double d'une valeur linguistique indéniable puisque, d'après Vaugelas, l'usage est le parler vivant qu'on observe et étudie, qu'on enregistre, qui n'est pas prémédité et réglé a priori. La plus grande de toutes les erreurs, en matière d'écrire, dit Vaugelas, est «de croire, comme font plusieurs, qu'il ne faut pas écrire comme l'on parle». De la sorte l'usage s'oppose à la grammaire, car celle-ci est basée sur des règles immuables calquées souvent sur le latin [Шигаревская 1974].

Pour fixer et régler la langue, on se fonde sur l'usage du langage dans la société et non pas uniquement sur les règles de grammaire bien que celles-ci soient prises également en considération. Néan­moins, il s'agit d'après Vaugelas, de tenir compte de tous les facteurs pour former la norme littéraire du français. En cas de doute, Vaugelas recommande de consulter les bons auteurs classiques; en fin de compte on pourrait recourir aussi à l'analogie qu'il qualifie d'usage général et établi [http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/francophonie/histlngfrn.htm].
Conclusion

Grâce à la contribution de Malherbe, de Vaugelas, de l’Académie française et des écrivains classiques dans le developpement du français, on a réussi à reduire le nombre des dialectes et des idiomes, qu’ils existaient depuis longtemps dans la langue française. Ce fait a bien contribué à l’extension du français en tant qu’une langue nationale sur le territoire de toute la France, bien que certains dialectes locaux continuent leur existance [Шигаревская 1974].

Avec le temps, le français devient la langue des échanges internationaux, des traités, du droit international. Sa position privilégiée, il l’acquiert une fois encore au détriment du latin. Le français moderne qui se constitue au XVII siècle est dans ses grandes lignes aussi la langue de l'époque contemporaine ébauchent les ten­dances très nettes d'une évolution tellement importante et des rap­ports si particuliers entre différents styles de l'idiome qu'il est indis­pensable de considérer la dernière période à part, lui donnant le nom du français contemporain [Щетинкин 1984].
Références bibliographiques
1. Скрелина Л.М.   Хрестоматия по истории французского языка. – М.: Высш. школа, 1981. – 277 с.

2. Щетинкин В.Е. История французского языка: Учеб. пособие. – М.: Высш. школа, 1984. – 188 с.

3. Шигаревская Н.А. История французского языка (на французском языке). – Л.: Просвещение, 1974. – 285 с.

4. Шишмарёв В.Ф. Словарь старофранцузского языка. – М.-Л., 1955. – 274 с.

5. Marchello-Nizia Ch., Picoche J. Histoire de la langue française. – Paris, 1994.

6. Josette Rey-Debove. Dictionnaire du français LE ROBERT ET CLE INTERNATIONAL, 1999. – 1232.

7. http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/francophonie/histlngfrn.htm - l’histoire de la langue française.

8. www.wikipedia.org – l’encyclopédie universelle.


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